Entre Venise, le Pacifique et la Suisse, le film cherche les origines du regard de Pratt, en suivant les liens entre les lieux parcourus et ceux qu’il a imaginés. Knuchel a rassemblé et restauré des documents dispersés, exploré des archives et suivi des pistes dans différents pays, construisant un récit où la rigueur de la recherche laisse une place au mystère qui accompagne les histoires de Pratt. La fiche du film.
« Je ne voulais pas réaliser une biographie, mais chercher l’origine de son regard », explique Knuchel, en suivant une existence dans laquelle il est parfois difficile de savoir où finit un souvenir et où commence une histoire. D’ailleurs, une question affleure aussi dans le synopsis du film : et si la vie de Pratt avait été un rêve de Corto Maltese ? Le film et les propos du réalisateur sur le site de La Biennale.
Pratt se raconte aussi lui-même, à travers les enregistrements de ses conversations avec le biographe Dominique Petitfaux. Sa voix se mêle aux photographies, aux archives et aux documents inédits, accompagnée des témoignages de Patrizia Zanotti, Dominique Petitfaux, Thierry Thomas et Marco Steiner. Le titre rend hommage au livre né de ces conversations, Le Désir d’être inutile, et à une idée de la liberté qui laisse à l’imagination et à l’imprévu toute la place qu’ils demandent.
À l’approche du centenaire de la naissance de Pratt, en 2027, La Biennale di Venezia, avec la Semaine internationale de la critique et les Giornate degli Autori, présente le film lors d’une projection spéciale hors compétition. L’hommage à Hugo Pratt.